Je m’en souviens, doux ménestrel
Je n’ai pas oublié vos propos délicieux
Et toute la tendresse émanant de vos yeux,
Je connais votre amour qui fait mon désarroi
Car nous savons tous deux qu’il n’y a pas d’autres choix.
Je suis d’une lignée différente de la vôtre,
Mais mon cœur n’aime pas plus les riches que les pauvres.
Il s’émeut, s’émerveille d’un sourire, d’un doux mot,
Il était au supplice devant vos yeux si beaux.
Car je suis engagée, j’ai fait don de moi-même
Pour porter réconfort comme se doit une reine.
Pourtant, beau ménestrel, aujourd’hui je l’avoue
J’aurais damné mon âme pour un baiser de vous.
Si mon roi n’avait pas, sur cette terre, exilé,
J’aurais bravé les vents sur les plus durs sentiers
Pour connaître une fois, de vos bras la chaleur,
La douceur de vos lèvres pour mourir de bonheur.
Mais je suis condamnée à vivre loin de vous,
Me répétant sans cesse vos mots d’amour si doux,
Ancrés dans ma mémoire comme une litanie.
Jamais, mon cœur meurtri, votre amour n’a trahi.
Le temps peut bien passer, vous restez ce mendiant
Qui a su, de mon cœur, être le Prince Charmant.
Je vous aime pour toujours et ne peux qu’espérer
Que la mort nous unisse pour l’Eternité.
Je n’oublierai jamais la beauté de vos yeux
Quand l’amour les brûlait du plus tendre des feux.
Vos mots dorment toujours au plus profond de moi,
Vous, simple troubadour, vous valez mille rois.
je n'ai pu m'empecher de mettre ce poeme merveilleux que l'on m'a adressé
en réponse au mien sur ma page...je m'incline madame..j'ai trouvé ma Maitresse...RENE
|